Dimanche 8 avril 2007

le lundi 7 mai à 21h

Soirée de soutien au Théâtre du Pont Tournant - Entrée libre - RÉSERVATION CONSEILLÉE

De retour des États-Unis où il vient d’interpréter le Concerto en Sol de Ravel avec l’Orchestre de Pennsylvanie, le pianiste Éric Ferrand-N’Kaoua sera à Bordeaux, Lundi 7 Mai, pour un récital d’une heure en soutien au Théâtre du Pont Tournant .2007_avril-juin_ferrand-nkaoua_nb2.jpg

Il donnera libre cours à son affinité envers la musique de Franz Schubert avec la dernière Sonate en si bémol, l’un de ses grands chefs-d’œuvre, sans oublier les célèbres Impromptus et des Lieder transcrits par Liszt.

Eric Ferrand-N’Kaoua a choisi la voie d’une carrière hors des sentiers battus, imposant tant sur la scène nationale qu’à l’étranger son talent éclectique où éclatent une expression longuement mûrie et son aisance à faire partager le plaisir musical. À coup sûr, son jeu viril, souple et raffiné, souvent salué par la critique, saura nous entraîner irrésistiblement dans les atmosphères variées de cet élégant parcours.


Programme

Schubert :
  • Sonate en si bémol majeur D960
  • Deux Impromptus opus 90 n°2 et 3
Schubert-Liszt :
  • Deux transcriptions de Lieder


La musique de Schubert ne prétend pas, comme celle de Beethoven, s’adresser à l’humanité embrassée d’un seul regard, mais interroge au fond de chacun, pour peu qu’il ait fait un pas vers elle, la part humaine qui s’y trouve.
Comment cet homme si jeune, aux pouvoirs créateurs confondants (plus de 600 Lieder, 9 Symphonies, 15 Quatuors, 21 Sonates pour piano…), a-t-il pu trouver si vite, et dans des genres si divers, la parfaite adéquation du style et de l’expression qui nous touche encore aujourd’hui ? Car dites-moi s’il vous plaît, ce qu’une mélodie telle que Marguerite au Rouet, écrite à 17 ans, aurait à envier à la grande Symphonie en ut, hormis les dimensions?
Ses plus grands chefs-d’œuvre sont peut-être justement ceux qui nous parlent le plus directement, et où l’on oublie le travail du compositeur, alors que pour un maître de la miniature chantée, il n’est pas forcément immédiat de se mesurer à la grande forme abstraite de la Symphonie ou de la Sonate.

 

Schubert ne concentre pas le temps comme Beethoven, il le fait oublier lorsqu’il explore, comme dans le premier mouvement de la dernière Sonate en si bémol, toutes les octaves du lyrisme. Ou bien il le suspend, dans le mouvement lent qui suit, par le balancement hypnotique et les lointains angélus qui entourent le chant douloureux. Mais Schubert n’est pas que pessimisme et désillusion, et comme chez tous les grands, l’ombre est mêlée à la lumière. Il suffit d’ailleurs d’écouter le scherzo, vision ailée du ländler viennois, ou le final si fantasque et inattendu, pour s’en convaincre. Et si l’on parle encore de « divines longueurs », la faute n’en sera pas forcément imputable à Schubert…

 

Les Impromptus opus 90, ces feuilles d’album célèbres, sont accessibles aux amateurs (éclairés), mais interrogent toujours les professionnels. Merveilles d’équilibre entre le lyrisme et les formules pianistiques, il n’y a rien de trop, comme disent les Grecs, et on est pourtant comblé.

 

A l’opposé de cette économie de moyens et plutôt comme un jeu de surdoué, c’est l’un des mérites de Franz Liszt d’avoir fait connaître par d’éblouissantes transcriptions les lieder de Schubert qui lui semblaient les plus significatifs, en les traitant avec l’apparente désinvolture du virtuose sans pourtant les trahir. Ainsi Die Forelle (La Truite), d’où naîtra plus tard le Quintette pour piano et cordes du même nom, voit sa ritournelle aquatique se parer d’acrobaties à la Paganini, tandis que la mélodie de Ständchen (Sérénade) parcourt plusieurs registres de l’instrument à travers un miroir de sonorités évasives.

 
Eric Ferrand-N'Kaoua

publié dans : 2007 : soirées de soutien par Stéphane Alvarez
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Jeudi 5 avril 2007

Jeudi 19 avril, à 20h30

 Soirée de soutien - Entrée libre - Réservation conseillée

Né imprimeur à Bordeaux il y a dix-huit ans, Pleine Page n’a eu de cesse de publier des ouvrages en coédition (avec les éditions Opales à Bordeaux, ou Zorba à Toulouse). Ont ainsi vu le jour des titres phares de la poésie ou des beaux-arts, comme, pour n’en citer qu’une partie, L’Homme qui penche et Terre de Thierry Metz, ou le livre-CD des Entretiens de Pierre Molinier avec Pierre Chaveau (voir ici le spectacle MOLINIER que la Compagnie du Théâtre du Pont Tournant)

Depuis deux ans l’activité éditoriale de la maison se développe. Tant et si bien que le catalogue est déjà riche en titres : presque une cinquantaine, s’inscrivant dans des domaines diversifiés : sciences humaines, avec des publications universitaires ; beaux-arts, avec des titres de référence sur Pierre Molinier, histoire locale sur Bordeaux et le quartier de Bacalan et bien sûr, pour ne pas faillir aux passions premières, nouvelles, romans et poésie.

La collection de poésie contemporaine « Détour du silence » comptera, en avril 2007, dix titres. Elle accueille le texte qui obtient, chaque année, le Prix Olympique de poésie, créé en 2006. Ce prix, seule récompense existant dans le genre de la poésie en Aquitaine, est décerné par Jean-Luc Aribaud (N et B éditeur, Toulouse), Didier Periz (Pleine Page) et Jean-Paul Brussac (Librairie Olympique, Bordeaux).

En 2006, c’est Chantal Detcherry qui l’a obtenu pour son recueil En ce jardin où je m’avance. En 2007, elle compte donc parmi les membres du jury. 
Cet ouvrage a par la suite également obtenu le prix PoésYvelines, décerné par la Bibliothèque des Yvelines et le Conseil Général du même département. 

En 2007, le prix sera annoncé lors de la soirée de clôture du Marché de la Poésie des Chartrons (dans le cadre de « Demandez l’impossible, le Printemps des poètes »).

Le 19 avril, c’est cette collection qui sera mise en voix et en gestes. L’occasion de se laisser séduire par la prose poétique de Dominique Boudou ou Luc Soriano, par la poésie de Brigitte Giraud, Alain Amanieu, Chantal Detcherry ou Pierre Chaveau.

Les textes publiés chez Pleine Page et Opales de Thierry Metz, titres incontournables de la production française contemporaine, seront également à l’honneur de cette manifestation : L’Homme qui penche, Terre, Dans les branches et Dialogue avec Suso.

Hors collection, Catherine Sanchez (Contre temps) et Francis Maugard (À l’errance), deux poètes « atlantiques », seront à (re)découvrir sur les planches.

Didier Periz

http://www.pleinepage.com/



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