Mercredi 3 mai 2006

Dans la Solitude des Champs de Coton

de Bernard-Marie Koltès

par les unités 55975

du mardi 16 au samedi 20 mai 2006 à 21h

Préambule au texte de Koltès :

« Un deal est une transaction commerciale portant sur des valeurs prohibées ou strictement contrôlées, et qui se conclut, dans des espaces neutres indéfinis, et non prévus à cet usage, entre pourvoyeurs et quémandeurs, par entente tacite, signes conventionnels ou conversations à double sens – dans le but de contourner les risques de trahison et d’escroquerie qu’une telle opération implique –, à n’importe quelle heure du jour et de la nuit, indépendamment des heures d’ouvertures réglementaires des lieux de commerce homologués, mais plutôt aux heures de fermetures de ceux-ci »


CETTE PIECE est la rencontre entre deux hommes, qui n´ont rien à faire l’un avec l’autre mais qui luttent chacun de leur manière contre la solitude, contre le fait d´être ignoré ou annulé.

UNE PIÈCE qui commencerait par la vie et se terminerait par la mort, l´arrêt du désir, un Nirvana, en somme...
Frédéric Ozier


  • Mise en scène Frédéric Ozier
  • Assisté par Ghislain Lemaire
  • Avec Frédéric Jessua (le Dealer) et Alexis Ragougneau (le Client)

  • Création Lumière Florent Barnaud
  • Scénographie Patrick Burnier
  • Dramaturgie Guillaume Fargas
  • Costumes Elisabeth Attanasio

Coproduction 55975, acte6 et le Théâtre du Moulin-Neuf



à propos de Bernard-Marie Koltès :

Bernard-Marie Koltès est né à Metz en 1948, il s'essaye à l'écriture durant sa jeunesse mais il y renonce. Il ne met jamais les pieds au théâtre jusqu'à l'âge de vingt ans. Il assiste en 1970 à une représentation de "Médée" dans une mise en scène de Jorge Lavelli interprétée par Maria Casarès...

Koltès se met alors à l'écriture théâtrale. En 1997, il publie un long monologue, "La Nuit juste avant les forêts", que Koltès monte quelques années plus tard au Festival Off d'Avignon. Les pièces suivent: "Quai Ouest" (1985), "Dans la solitude des champs de coton" (1986), une traduction du « Conte d’Hiver » de Shakespeare (1988) "Le retour au désert" (1988), « Combat de nègre et de chiens » (1983-1989). « Roberto Zucco », publiée en 1990, est sa dernière pièce.

Bernard-Marie Koltès est mort en 1989.

en savoir plus sur B.M. Koltès, sur Wikipedia, l'encyclopédie libre

publié dans : saison 2005/2006 par Matthieu Guellaut & Stéphane Alvarez
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Mardi 2 mai 2006

Le Quatuor Dyonisos & Martine march, soprano : cycle musique de chambre & voix
Le Quatuor Dyonisos
& Martine March, soprano

cycle musique de chambre & voix

samedi 13 mai à 21 h

Tarifs : 15, 12 et 10 € 


  • Soprano : Martine March
  • 1er violon : Stéphane Rougier
  • 2nd violon : Cécile Rouvière
  • Alto : Tasso Adamopoulos
  • Violoncelle : Etienne Péclard
en création mondiale :
Pierre Thilloy : Chants du Crépuscule opus 129 n°4 
voir l'article

Programme :

Dvorák : Quatuor Américain n°12 en Fa majeur, op.96

Lors de son séjour au Etats-Unis, tout empli de la nostalgie de son lointain pays, Antonin Dvorák va être l’objet d’inspirations fulgurantes qui seront à l’origine d’œuvres parmi les plus célèbres. Profondément impressionné par les musiques noire et indienne qu’il découvrait, il recherche et trouve une synthèse entre ces mélodies poignantes, ces rythmes enlevés et le langage profondément slave qui lui est propre.

Ce quatuor « Américain » que Dvorák écrit en moins de quinze jours pendant ses vacances d’été de 1893 à Spileville dans l’Iowa, est devenue l’une de ses œuvres de musique de chambre les plus connues, en particulier pour son dernier mouvement débordant de joie et d’esprit,qui se termine sur un magnifique tourbillon d’espérance.

Dvorák : Mélodies tziganes, op. 55, B. 104

À travers ces mélodies, Dvorák prolonge la tradition de Schubert et Schumann, mais – comme l'a formulé son biographe Kurt Honolka – il apporte quelque chose d'essentiel : les vitamines de la musique populaire tchèque.
En janvier 1880, Dvorák choisit sept textes d'un recueil de poèmes d'Adolf Heyduk (1835-1923) et les met en musique. Contrastes et richesse de couleurs caractérisent ce cycle dont la mélodie finale porte des idées de résistance et de liberté qui s'expriment par le pathos de la mélodie en ré mineur et l'impétuosité du rythme. Ces mélodies tziganes étaient initialement composées pour piano et voix, nous vous proposerons de découvrir la transcription pour quatuor & voix de Pierre Thilloy.

Moussorgski : Chants et danses de la Mort - Sérénade

C'est en 1875, alors qu'il vit chez le peintre Paul Naumof que Moussorgsky débute la composition des Chants et danses de la Mort à partir de textes poétiques écrits par son ami  le comte Arsen Golenishev-Kutuzov. Il acheva cette œuvre en 1880, quelques mois avant de s'éteindre à l'hôpital de Saint Petersbourg. Ce cycle de chants d'une mortelle beauté, mais non dénué d'humour noir, dévoile, au comble de l'art, les secrets d'une âme tendre hantée par la solitude et la mort.

Par le souffle de liberté et la chaleur humaine qui l'habitent, l'œuvre de Moussorgky a suscité un nouvel élan créateur dans l'histoire du lyrisme musical.
Pierre Thilloy nous propose ici sa transcription pour quatuor et voix de la sérénade extraite de cette œuvre magistrale initialement composée pour orchestre.

en création mondiale :
Pierre Thilloy : Chants du Crépuscule opus 129 n°4
en présence du compositeur

Écrire une « oeuvre » musicale à partir de la célèbre Lettre de Tatiana extraite d"Eugène Onéguine" d'Alexandre Pouchkine relève évidemment de la gageure tant la référence est à la fois forte, excessivement belle et universellement connue.
 
Créée dans sa version originale pour soprano et grand orchestre lors du concert de clôture de ma résidence auprès de l'Ambassade de France à Bakou (Azerbaïdjan) par Greta Komur Sasinska et l'Orchestre National d'Azerbaïdjan, cette oeuvre d'une dizaine de minutes fut l'objet d'un travail d'introspection de la psychologie du personnage de Tatiana mais aussi, et de manière plus universelle, de la révolution psychologique interieure de tout un chacun, à supposer qu'il soit en affaire avec Vénus.

La musique tente donc, par la force de son universalité, de mettre en évidence la violence des sentiments et du déchirement intérieur de Tatiana en contradiction avec l'apparente sérénité qui émane de cette lettre.

C'est donc « ma » vision et « mon » interprétation personnelle que de dire par la musique, au-délà de la beauté extrême de cette lettre qui en fait un modèle du genre pour l'amour tueur comme les amants de Vérone en sont un autre, que la Lettre de Tatiana est en fait un condensé de douleur, de rage et de désespoir qui loin de se résigner en dernier lieu, se consume dans le calme et la vision appaisée de la mort délivrante.

Pierre Thilloy

pour en savoir plus sur Pierre Thilloy

publié dans : saison 2005/2006 par Matthieu Guellaut & Stéphane Alvarez
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