Mardi 21 mars 2006
publié dans : saison 2005/2006 par Matthieu Guellaut - Stéphane Alvarez
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Dimanche 12 mars 2006

Rita ou le mari battu, de Donizetti


Rita 

de Gaetano Donizetti

du 17 au 26 mars 2006

matinées dimanches 19 et 26 à 16h

Tarifs : 10, 12 et 15 Euros

Coproduction Opéra Light / Polifonia / Théâtre du Pont Tournant





Composée à Paris vers 1841 sur un livret français, cette farce en un acte fut créée à l'Opéra-Comique en 1860, douze ans après la mort du compositeur. Elle conte les aventures d'une aubergiste qui tyrannise son second mari. Le retour au village du premier, qu'elle croyait mort, provoque une série de situations cocasses, à la limite du scabreux, dans l'esprit de la commedia dell'arte. Le titre original, Deux hommes et une femme, était plus explicite.

L'oeuvre, sans prétention, est agréablement troussée et comporte quelques jolis airs, notamment celui du ténor "Je suis joyeux comme un pinson" que Juan Diego Florez a gravé en italien dans un récent récital consacré à Donizetti et Bellini. C'est, du reste, dans sa version italienne que la partition a connu quelques reprises dans le courant du XXème siècle. Au cours de la saison passée, on a pu également l'entendre à Paris en français, le temps d'un concert à l'Opéra-Comique le 15 mars dernier.

Aujourd'hui, cette œuvre à la musicalité légère et pétillante est revisitée par la mise en scène décapante de Stéphane Alvarez : airs, duos et trios s'enchaînent à un rythme époustouflant  sous les doigts virtuoses d'Elisabeth Thiplouse au piano et sous la direction musicale d'Eliane Lavail.

  • Mise en scène : Stéphane Alvarez
  • Direction musicale : Eliane Lavail
  • Piano : Elisabeth Thiplouse
  • Scénographie & lumière : Elvis Artur

Avec :
  • Rita : Christelle Belliveau (soprano)
  • Gasparo : Bernard Causse (baryton)
  • Pepe : Christophe Belliveau (ténor)

préventes sur les réseaux fnac & tickenet
FNAC : Fnac - Carrefour : 0 892 68 36 22 (0,34€/min) -  www.fnac.com
Ticketnet : Auchan - Cora - Cultura - Leclerc - Virgin Megastore - Le Progrès  : 0 892 390 100  (0,34€/min) - www.ticketnet.fr

L'avis des artistes :

En 2004 paraissait un guide contre les violences conjugales, en 2005 Amnesty International soulignait la lutte insuffisante menée par l’Etat français contre les violences faites aux femmes.

Ces violences ne datent pas d’hier et ce n’est pas le moindre mérite de notre époque que de se pencher sérieusement sur ce problème grave.

Comment une équipe d’artistes responsables et intégrés dans leur société peut-elle alors proposer au public un spectacle sur ce thème et dont le texte original n’est pas sans ambiguïtés ?

L’opéra-comique « Rita » de Gaetano Donizetti est typiquement une œuvre du XIXème siècle, époque au machisme clairement affirmé, aussi prend elle un certain contre-pied, qui n’est pas dénué d’ intérêt, en proposant l’histoire d’un mari battu par sa femme ; même s’il est bien évident que cette situation est tout aussi condamnable que l’inverse, plus « traditionnelle ». Fallait-il alors réécrire un texte plus « politiquement correct » ou donner la version italienne, d’accès moins facile pour le public français ?

Notre réponse est d’abord celle de musiciens, chanteurs en particulier. Le premier intérêt de cette partition est musical : le génie du compositeur s’exprime magnifiquement dans les airs, duos et trios qui s’enchaînent à un rythme effréné. La composition originale d’un Donizetti totalement francophone reposant sur le texte français, le phrasé musical « colle » naturellement mieux au texte.

Chacun des protagonistes a sa vérité propre : l’interprétation et la mise en scène sont là pour la mettre en évidence, en gardant à l’esprit le caractère «  bouffe » de ce type d’objet musical.


Qu’un tel spectacle suscite interrogations et discussions nous semblerait plutôt sain. Si cela n’était pas le cas, c’est que la situation n’aurait pas vraiment évolué depuis sa création (depuis La Création… ?).
Peut-on rire de tout ? Le regretté Pierre Desproges avait répondu : « oui…mais pas avec n’importe qui !».

Nous faisons confiance à notre public…. !


à propos de Gaetano Donizetti :
Gaetano Donizetti
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.



Domenico Gaetano Maria Donizetti, plus connu sous le nom de Gaetano Donizetti, né le 29 novembre 1797 à Bergame, mort le 8 avril 1848 à Bergame, était un compositeur Italien d'opéras.

Bien que son répertoire de compositeur comprenne un grand nombre de genres, dont de la musique religieuse, des pièces pour quatuor à cordes et œuvres orchestrales, il est surtout célèbre pour son œuvre lyrique.




Sa vie

Donizetti étudia sous la direction de Simon Mayr à Bergame puis sous celle du père Mattei à Bologne, se limitant, à ses débuts à des compositions religieuses dans un style strict.

De retour dans sa ville natale, en 1814, où il occupa un poste à l'église de Santa Maria Maggiore, il ne put toutefois résister longtemps à l'attrait de la scène éprouvé par tous les compositeurs italiens et, cinq ans plus tard, il fit représenter son premier opéra, Enrico di Borgogna, à Venise à la spécification. Il obtint un succès d'estime, tandis que plusieurs parmi les 19 autres opéras écrits de 1818 à 1828 L'Ajo nell' lmbarazzo, Elvira, Alfredo Le Grande, Olivo e Pasquale. Alahor in Granada, Chiara e Serafino, entre autres), obtinrent un plus grand succès.

Il obtint son premier vrai « triomphe » en 1828 à Naples avec Esule di Roma.

Aidé par une créativité et une force de travail peu communes, il enchaîna alors les succès, de Naples à Gênes.

En 1834, Donizetti fut nommé maître de chapelle et professeur de composition au conservatoire de Naples, puis, en 1836, maître de contrepoint au même conservatoire.

En 1838, après la mort de Zingarelli, directeur du conservatoire, il choisit de quitter Naples et d'aller s'installer à Paris. Collaborant avec Eugène Scribe, il créa une série d'opéras dont certains sont devenus des classiques du répertoire lyrique mondial : les Martyrs (Poliuto, 1840), la Fille du régiment (1840), la Favorite (1840), Rita ou le Mari battu, Don Pasquale (1843) ou Dom Sébastien (1843).

De 1842 à 1846, Donizetti ne cessa de voyager, principalement entre Paris, les grandes villes italiennes (Naples, Rome, Bologne, Milan, Venise) et Vienne (où il fut nommé maître de chapelle de la cour en 1842).

Sa vie trépidante et son esprit jamais en repos, rançon de sa créativité foisonnante, conduisirent à son internement en 1846 à l'asile d'aliénés d'Ivry-sur-Seine, près de Paris. En 1847, il fut transféré dans une maison de santé de sa ville natale, Bergame, où il mourut en 1848.

Outre 71 opéras, Donizetti est également l'auteur de 13 symphonies, 18 quatuors, 3 quintettes, 28 cantates, 115 autres compositions religieuses, sans compter un nombre important d'autres pièces de musique de chambre, d'oratorios et « pièces de salon ».

Donizetti avait un frère beaucoup plus jeune que lui, Giuseppe, né en 1814, qui fut longtemps directeur de musique militaire du sultan à Constantinople, où il mourut en 1856. Il fit mieux connaître la musique occidentale dans l'Empire ottoman et y popularisa marches, pièces pour piano et Lieder.

publié dans : saison 2005/2006 par Matthieu Guellaut - Stéphane Alvarez
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